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Agence française de sécurité sanitaire des aliments : l'Afssa est une agence sanitaire de veille, d'alerte, d'expertise, de recherche et d'évaluation des risques qui assure la sécurité des aliments, la santé des animaux, la protection des végétaux et l'autorisation de mise sur le marché des médicaments vétérinaires.

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  • Allégations : des lignes directrices pour une évaluation homogène et cohérente 10 octobre 2008
    Jusqu'à présent, un industriel qui met un produit sur le marché n'a pas obligation de fournir les preuves scientifiques qui sous-tendent les allégations qu'il utilise. L'évaluation des allégations est réalisée au niveau national a posteriori, c'est à dire une fois le produit déjà sur le marché. Ainsi en France, en cas de doute sur la pertinence d'une allégation et sa nature à « tromper le public » la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) saisit l'Afssa. L'Agence évalue alors le dossier fourni à la DGCCRF par l'industriel. Des lignes directrices d'évaluation Afin d'homogénéiser et d'assurer la cohérence de l'évaluation des allégations par les experts du comité d'experts spécialisé (CES) « Nutrition humaine » mais également de proposer un guide aux industriels pour la constitution de dossiers en vue de l'évaluation des allégations, l'Afssa a souhaité établir des lignes directrices pour la constitution des dossiers d'évaluation des allégations. Ce document publié en janvier 2007 répertorie un ensemble de critères jugés pertinents par l'Afssa pour l'évaluation des allégations. Ils sont regroupés en 4 grands thèmes : - les critères d'exclusion définitive de l'allégation, - l'évaluation du produit portant l'allégation : innocuité, intérêt nutritionnel de l'aliment vecteur ? - l'évaluation de l'allégation     ·données établissant un lien entre le nutriment et l'effet revendiqué     ·pertinence en termes de santé publique - la formulation de l'allégation et sa compréhension par le consommateur. Cette évaluation tient également compte de la pertinence en terme de santé publique, c'est à dire le fait que le nutriment sur lequel porte l'allégation puisse répondre à un besoin dans la population. L'avis définitif quant à la justification scientifique de l'allégation est rendu par le comité d'experts spécialisé en intégrant l'ensemble de ces critères. Allégations : vers une évaluation a priori au niveau européen Ce dispositif d'évaluation a posteriori est, à terme, destiné à disparaître. En effet, le règlement européen relatif aux allégations suppose le passage d'une évaluation a posteriori (produits déjà commercialisés) des allégations à une autorisation a priori. Un registre des allégations autorisées et de leurs conditions d'utilisation sera ainsi inscrit en annexe du règlement et seules ces allégations pourront être utilisées par les industriels. Toute nouvelle demande d'allégation fera ensuite l'objet d'une évaluation par l'AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et en cas d'évaluation positive, cette nouvelle allégation sera inscrite à l'annexe du règlement. L'Agence a contribué à la création de ce registre d'allégations autorisées en évaluant le fondement scientifique et la pertinence des allégations proposées par l'industrie agroalimentaire (ANIA) à la DGCCRF. Pour en savoir plus >Avis du 10 janvier 2007 relatif aux lignes directrices pour la constitution et l'évaluation de dossiers portant sur les allégations nutritionnelles et de santé revendiquées pour les denrées alimentaires >Avis du 23 janvier 2008 relatif à l'évaluation d'allégations génériques dans le cadre de l'élaboration d'un registre tel que prévu dans le règlement européen relatif aux allégations nutritionnelles et de santé >Le dossier Allégations

  • Influenza aviaire 13 octobre 2008
    Point épidémiologique hebdomadaire sur la situation internationale de l'Influenza aviaire à virus H5N1HP pour la semaine 41 Europe Allemagne : un canard domestique infecté L'infection d'un canard domestique par le virus H5N1 HP a été confirmée, en Allemagne, le 10 octobre 2008. Les prélèvements avaient été réalisés chez cet oiseau, le 7 octobre, dans le cadre d'une surveillance de routine. Le canard infecté appartenait à un élevage mixte situé en Saxe, dans la commune de Markersdorf, à moins de dix kilomètres de la frontière polonaise. Cet élevage comptait 800 oies, 550 canards, 60 poulets et 24 dindes. Des prélèvements trachéaux et cloacaux ont été réalisés le 9 octobre, chez 24 dindes et 150 canards en vue du dépistage de l'influenza aviaire (les analyses correspondantes sont en cours). L'ensemble des volailles de l'élevage ont été mises à mort, dans la nuit du 9 au 10 octobre 2008. Cet élevage comptait également des bovins (106), des ovins (4), des porcins (8), un poney et un âne. Une zone de protection de trois kilomètres de rayon et une zone de surveillance de dix kilomètres de rayon ont été délimitées autour de l'élevage concerné, en application de la réglementation communautaire. A ce stade, le mode de contamination du canard infecté n'est pas documenté. Aucun mouvement d'animaux (introduction ou sortie) n'a été recensé dans l'élevage au cours des 21 jours précédant l'identification du cas. Une enquêté épidémiologique est en cours. Rappel : l'IA HP dans l'Union européenne (et en Suisse), en 2008 Le cas identifié en Allemagne est le premier cas domestique d'IA HP à virus H5N1 signalé dans l'Union européenne, en 2008. En 2008, des cas d'IA HP à virus H5N1 ont été signalés dans l'avifaune sauvage : - au cours du premier trimestre, au Royaume-Uni, dans et à proximité d'une réserve ornithologique du comté du Dorset (dans le sud de l'Angleterre). Au total, dix cygnes tuberculés et une bernache du Canada infectés ont été identifiés entre le début du mois de janvier et le début du mois de mars ; - à la fin du mois de mars, l'infection d'un fuligule milouin ne présentant pas de signes cliniques de la maladie a été confirmée en Suisse centrale, à partir de prélèvements réalisés fin février, dans le cadre d'un programme de surveillance active de l'influenza aviaire. Par ailleurs, un foyer domestique d'IA HP à virus H7N7 a été signalé au Royaume-Uni, au début du mois de juin, dans un élevage de volailles plein-air du comté d'Oxfordshire, dans le sud de l'Angleterre. Asie Vietnam : foyer domestique Un nouveau foyer d'IA HP à virus H5N1 aurait été identifié le 7 octobre au Vietnam. Il concernerait un élevage de canards de la province de Nghe-An (dans le centre du pays). L'IA HP à virus H5N1 est enzootique au Vietnam. Pour en savoir plus >Le point épidémiologique complet (pdf) Les archives des points épidémiologiques Influenza aviaire : notre dossier

  • Importations : vers des préconisations pour l'Europe 3 octobre 2008
    Dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments et l'Autorité européenne de sécurité des aliments ont organisé un colloque sur l'évaluation des risques sanitaires dans le cadre des importations d'aliments, d'animaux et de végétaux au sein de l'Union européenne. Le communiqué de presse >lire le communiqué (pdf) Les interventions SESSION I Challenges, context and experiences >Food, feed, animal and plant imports: safety and compliance with Community rules M. ELOIT, Deputy General Director of food (DGAL), French Ministry of agriculture and fisheries >Effects of globalization on risks linked with importations: analysis of available global tools B. VALLAT, OIE Director General (World Organisation for Animal Health) >How to take into account imports in the risk assessment for foods? The case of chemical substances J-L. VOLATIER, Department for Evaluation of Nutritional and Health Risks, French Food Safety Agency (Afssa) >The Food and Veterinary Office (FVO) A. EVERS, Head of the food of animal origin (mammals) unit, Directorate general Health and consumer (DG SANCO), European commission >Border Inspection Posts: Experiences J. VERA, Head of the Import Division, Food and Consumer Product Safety Authority (VWA), Netherlands >Import Risk assessment of plant pests: The EU situation J. SCHANS, Netherlands Plant Protection Service, Chair EFSA Panel on Plant Health >Imports of agricultural products and food into New Zealand A. McKENZIE, Chief Executive, New Zealand Food Safety Authority >Food incident prevention, a UK perspective N. TOMLINSON, Head of Food Protection Division, United Kingdom Food Standards Agency (FSA) SESSION II Risk assessment tools and approaches in support of the managers >Adjusting food safety metrics towards ALOP P. TUOMINEN, Risk Assessment Unit, Finnish Food Safety Authority Evira >The Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF) J. De FELIPE, RASFF Head of Sector, DG SANCO, European Commission >The information available in the world on microbial food safety F. AARESTRUP, Head DVM, PhD, National Food Institute, Technical University of Denmark >Risk-based surveillance and safety of imports K. STARK, Veterinary Public health Professor, Royal Vetenary College, University of London

  • Poissons d'eau douce et PCB : Etude Afssa-InVS sur l'imprégnation des consommateurs réguliers 25 septembre 2008
    La pollution par les PCB de plusieurs cours d'eaux français (Rhône, Somme?), son retentissement sur la contamination des poissons et son impact sur la population consommatrice de ces poissons suscitent de nombreuses interrogations. Dans ce contexte, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) en collaboration avec l'Institut de veille sanitaire (InVS) a été chargée par l'Etat de réaliser une étude nationale sur l'exposition et l'imprégnation par les PCB des consommateurs adultes de poissons de rivière, principalement les pêcheurs et leurs conjoints. Cette étude nationale, vise à mesurer l'imprégnation, c'est à dire les teneurs sanguines en PCB et dioxines (proches des PCB dans leur composition chimique) des consommateurs de poissons de rivière dans des secteurs où une pollution a été identifiée et à les comparer à l'imprégnation de populations non exposées. La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) et ses représentants locaux (Fédérations régionales, départementales et Associations Agréées de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques) participent activement à cette étude pour le recrutement des pêcheurs. La mise en ?uvre d'une telle étude permettra : - d'identifier une éventuelle sur-imprégnation des forts consommateurs de poissons de rivières et de la quantifier, - d'identifier les principaux déterminants de l'imprégnation par les PCB (rôle de la consommation de poissons de rivières au regard d'autres facteurs alimentaires connus, notamment consommation de produits de la mer), - de comparer les niveaux d'imprégnation par les PCB et dioxines en France avec ceux d'autres pays, en complément d'autres études, notamment l'étude InVS-Afssa sur l'imprégnation par les dioxines et PCB des populations vivant autour des incinérateurs d'ordures ménagères (source: site de l'InVS). Zones d'étude L'étude est réalisée sur 6 sites (étude multicentrique) répartis sur le territoire français. Quatre sites présentant différents niveaux de contamination ont été sélectionnés sur la base de la cartographie de contamination des sédiments établie par le MEDAD (Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire), de la connaissance passée de l'industrialisation à proximité des rivières, de la présence de pêcheurs amateurs ou professionnels en nombre suffisant ainsi que sur la connaissance de la contamination des poissons : la Somme (portion en aval de St Quentin), le Rhône et affluents (secteur situé entre le barrage de Sault-Brénaz et le confluent avec l'Isère), la Moselle (portion sur le département de la Moselle), le Rhin et ses affluents (secteur sur la région Alsace) et la Seine (sur les départements du Val-d'Oise, de l'Eure et de la Seine-Maritime). Deux sites témoins, non contaminés, ont également été choisis afin de servir de point de comparaison : la Loire et affluents (sur les départements de la Nièvre, du Loir-et-Cher et du Maine-et-Loire) et la Garonne (partie traversant les départements du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne) avec son affluent l'Ariège dans le département de l'Ariège et le Tarn dans le département du Tarn et Garonne. Population de l'étude Afin de prendre en compte de nombreux facteurs qui peuvent influencer le taux sanguin de PCB (poids, âge, profession, habitudes alimentaires..), le recrutement doit porter sur un grand nombre de participants. Dans chaque site, 150 participants à l'étude, soit un total de 900 personnes, seront sélectionnés de manière aléatoire à partir des listes des adhérents des Associations Agréées de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA). Des critères de sélection ont été définis, principalement : consommation régulière et suffisamment fréquente de poissons (au moins dix fois par an) pour les exposés, absence de consommation de poissons pour les non exposés, application de quotas pour disposer de suffisamment de femmes en âge de procréer qui constituent la principale population à surveiller. Les fédérations départementales de pêcheurs participant à l'étude seront informées tout au long du déroulement de l'étude. Les composantes de l'étude Trois volets indissociables composent ainsi cette étude : le volet alimentaire, le volet biologique et le volet sur la contamination des poissons · Volet alimentaire : Il est nécessaire de réaliser une analyse détaillée des déterminants des imprégnations par les PCB (les poissons de rivière ne sont pas les seuls aliments contributeurs de PCB). Une fois sélectionnées, les personnes participant à l'étude décriront lors d'un entretien convenu préalablement les facteurs pouvant expliquer l'imprégnation par les PCB, notamment l'âge, la corpulence, l'exposition professionnelle, les habitudes alimentaires, dont la consommation de poissons issus de la pêche en rivière mais aussi de poissons de mer, les lieux habituels de pêche, les espèces consommées et les fréquences de consommation (interview d'environ une heure). · Volet biologique : Il est nécessaire de permettre une interprétation fiable des dosages sanguins. Un prélèvement sanguin des participants sera effectué pour l'analyse toxicologique qui permettra de connaître les niveaux d'imprégnation par les PCB et les dioxines. · Volet contamination des poissons : Il est nécessaire de disposer de situations contrastées en termes de contamination de poissons. Des prélèvements de diverses espèces de poissons seront réalisés au niveau des 6 sites d'étude afin de doser leur teneur en PCB et dioxines. Combiné aux données recueillies dans les questionnaires sur les consommations, ce volet permettra de quantifier l'exposition liée à la consommation de poissons de rivière et de la comparer à l'imprégnation constatée. Analyse des données recueillies Une analyse statistique des données sera réalisée. Elle permettra de tester si les forts consommateurs de poissons de rivières contaminées sont plus imprégnés que les non consommateurs ou les consommateurs sur des sites non pollués, après prise en compte de l'ensemble des autres facteurs. Calendrier prévisionnel de l'étude - Mars à Mai 2008 : sélection des sites, préparation de l'étude et définition du questionnaire - Juin à Octobre 2008 : étude pilote pour valider le questionnaire (appel d'offre pour la passation des questionnaires ; dossiers Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) et Comité de Protection des Personnes (CPP)) - Novembre 2008 à Mai 2009 : Recrutement des participants, passation des questionnaires et prélèvements biologiques - Année 2009 : analyses biologiques ; prélèvement et analyse des poissons - Janvier-Juin 2010 : Analyses statistiques - Juillet 2010 : Premiers résultats de l'étude - Février 2011 : Rapport final Pour en savoir plus >Le dossier PCB >Le site de l'InVS : www.invs.sante.fr

  • Présidence française de l'Union européenne 22 septembre 2008
    Dans le cadre de la présidence française de l'Union Européenne, l'Afssa a accueilli les 18-19 septembre, le forum consultatif de l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui conseille le directeur exécutif de l'AESA et contribue à l'échange d'informations entre les Etats membres sur les risques sanitaires. Faisant traditionnellement suite à cette réunion, l'Agence a également réuni les chefs d'Agence de sécurité sanitaire des aliments des 27 pays européens. Espace de concertation informelle dans le domaine de l'analyse des risques, cette réunion a permis d'aborder le médicament vétérinaire et l'évaluation des risques liés aux pesticides, deux domaines "pilotes" en matière de travail en réseau à l'échelle européenne. Dans son discours introductif, Pascale Briand a rappelé que "la sécurité sanitaire se joue par une intégration d'éléments venant du local, de la proximité, et du niveau plus global c'est-à-dire européen et international et dans la qualité de l'articulation entre l'évaluation du risque et la mise en oeuvre des politiques sanitaires nationales et européennes. Ce qui signifie que la fluidité de l'information est une composante indispensable. Nos échanges sont donc primordiaux et doivent privilégier le pragmatisme et l'action." La directrice générale de l'Afssa a insisté sur "la valeur ajoutée fédérative" de l'AESA qui ne doit pas être "un intermédiaire entre les Agences nationales" mais s'appuyer sur des dispositifs nationaux performants. Patrick Dehaumont, directeur de l'Agence nationale du médicament vétérinaire, a illustré ce propos par l'exemple du travail en réseau des autorités compétentes en matière de médicaments et Pascale Robineau, directrice de la direction du végétal et de l'environnement, a de son côté, développé devant les Agences européennes le dispositif d'évaluation des pesticides. >Photographie des participants Pour en savoir plus >L'Afssa et la présidence française au Conseil de l'Union européenne >Le site de la présidence française ue2008.fr

  • Fièvre charbonneuse : Rappels concernant la vaccination 20 août 2008
    Plusieurs dizaines de cas de fièvre charbonneuse sont apparus depuis le début juillet dans le département du Doubs provoquant notamment des mortalités chez des génisses et des vaches. A l'occasion de la campagne de vaccination entreprise dans les communes concernées, l'Afssa émet quelques rappels à destination des éleveurs et des vétérinaires. A cette occasion, il est essentiel de rappeler que la fièvre charbonneuse ou charbon bactéridien est due à la bactérie Bacillus anthracis dont les formes végétatives se multiplient en culture continue dans le flux sanguin. Une partie des bacilles est ainsi filtrée dans le système réticulo-endothélial. - En conséquence, il est indispensable de changer les aiguilles entre chaque animal lors de la vaccination d'un cheptel. - Il est essentiel de ne pas vacciner des animaux en hyperthermie, la prise de température avant vaccination est donc impérative. Le non respect de ces règles de base en hygiène vétérinaire entraîne un haut risque de contamination des animaux et des cheptels lors de l'acte vaccinal. - Il faut également rappeler qu'il faut proscrire toute injection d'antibiotiques à effet retard chez un animal dans les huit jours qui précèdent sa vaccination et proscrire toute injection d'antibiotiques de quelque nature que ce soit dans les jours qui suivent la vaccination car cela inactive le bacille atténué utilisé comme antigène et empêche le développement d'une réponse immunitaire. Pour en savoir plus >Fiche maladie animale Fièvre Charbonneuse >Avis du 8 août 2008 "Avis de l?Agence française de sécurité sanitaire des aliments sur la probabilité de présence de Bacillus anthracis dans les produits (lait, viandes) issus d?animaux en incubation ou atteints de fièvre charbonneuse"

  • Pascale Briand renouvelée à la tête de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments 25 juillet 2008
    Directrice générale de l'Afssa depuis juillet 2005, Pascale Briand est une scientifique, Dr en médecine et en biochimie, au parcours pluridisciplinaire allant de la recherche à la gestion d'établissement. Au moment de sa nomination à la tête de l'Agence, elle était membre du collège de la Haute Autorité de Santé et présidait en parallèle le Comité ad hoc chargé d'étudier les demandes d'importation de cellules souches embryonnaires humaines. Pascale Briand a également piloté le Plan cancer jusqu'à la mise en place de l'Institut National du Cancer qui a pris le relais de la mise en ?uvre. Originaire de Nantes, elle a précédemment occupé notamment les fonctions de conseiller technique pour la recherche et la bioéthique auprès du Ministre de la santé et de directrice adjointe de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm. Sa carrière l'a conduite à exercer des responsabilités dans le domaine de la recherche comme directrice d'une unité recherche à l'Inserm -1994 à 2002- à l'Institut Cochin, chargée de mission au département biologie médecine santé au Ministère de la recherche -1994 à 1998-, ou encore responsable de la mission Biotechnologie au Ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche -1996 à 1998. Pascale Briand a également été membre de la commission du Génie génétique -1991 à 2000-, du conseil scientifique de l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida -1994 à 1998-, de la Ligue nationale contre le cancer -1994 à 2000-, du programme Génopôle et de l'Association pour la Recherche contre le Cancer où, jusqu'en 2002, elle a exercé les fonctions de Présidente de la commission régionale d'Ile de France. Elle siège à plusieurs Conseils d'administration en lien avec la santé publique: INSERM, Institut Curie où elle a été nommée aux fonctions de second vice-président, et Institut National du Cancer. Elle est enfin membre du Comité de bassin de l'agence de l'eau Loire-Bretagne. Médaille de bronze du CNRS, chevalier de la Légion d'honneur et Officier de l'ordre national du Mérite, Pascale Briand a reçu en 2000, le Grand prix de l'Académie de Médecine pour l'ensemble de ses travaux. L'Afssa travaille sur la sécurité sanitaire et nutritionnelle des aliments, la santé et le bien-être des animaux, la santé des végétaux et la qualité sanitaire de l'environnement. Chiffres clés · Près de 1 100 personnes et près de 600 experts mobilisés au sein des comités · 11 laboratoires sur 10 implantations géographiques · Près de 100 millions d'euros de budget · Près de 4000 avis et 80 rapports scientifiques rendus depuis la création de l'Agence

  • Mise en ligne de la table de composition nutritionnelle des aliments du Ciqual 22 juillet 2008
    Le Centre d'information sur la qualité des aliments (Ciqual) de l'Afssa alimente et gère la banque de données de référence sur la composition nutritionnelle des aliments. Les aliments contenus dans cette base sont dits "génériques". Ils reflètent l'ensemble des aliments d'un même type (abricot frais, pâtes alimentaires cuites ou lait entier pasteurisé, par exemple) consommés en France. Pour chaque aliment considéré, la composition moyenne a été estimée par l'Afssa en combinant plusieurs produits bien identifiés. Lorsque cela était possible, ce calcul a pris en compte les niveaux de consommation. Utilisée par les entreprises agroalimentaires pour l'étiquetage nutritionnel et par les professionnels de santé (nutritionnistes, diététiciens) afin d'établir des menus et des recommandations personnalisées à destination de leurs patients, cette base constitue également un outil essentiel pour les concepteurs de logiciels nutritionnels et les équipes de recherche en épidémiologie nutritionnelle. La table de composition nutritionnelle issue de cette base de données est à présent en ligne. Pour lors, une recherche par aliment est proposée et une recherche par constituant est en cours de développement. >Consultez la table de composition Les points forts de la table de composition nutritionnelle des aliments 2008 Plus de 1300 aliments Notamment enrichie à l'occasion de l'enquête INCA 2 (enquête Individuelle Nationale des Consommations Alimentaires), la table de composition nutritionnelle des aliments 2008 comporte plus de 1300 aliments. Elle s'est très largement étoffée par le biais des programmes d'analyse annuels pilotés par l'Agence mais également grâce aux contributions de nombreux partenaires (fabricants, interprofessions, distributeurs et syndicats professionnels). Les fiches nutritionnelles fournissent les teneurs en 42 constituants Le spectre des constituants couverts par la table de composition inclut l'énergie, les nutriments majeurs, des classes d'acides gras, les vitamines liposolubles et hydrosolubles, et des minéraux . Les fiches nutritionnelles fournissent une valeur moyenne pour ces constituants et lorsque cela est possible des statistiques complémentaires : valeur basse, valeur haute, nombre d'échantillons. Les sources et codes de confiance des données sont également indiqués. Documentation de la table Outre les données de composition nutritionnelle, vous découvrirez également la documentation de cette table de composition nutritionnelle, des questions-réponses et enfin une description détaillée des conditions d'utilisation de ces données. Pour en savoir plus >Visitez l'ensemble du site sur http://www.afssa.fr/TableCIQUAL/

  • Boissons énergisantes 15 juillet 2008
    Que sont les boissons énergisantes ? L'expression, "boisson énergisante" est un terme marketing - qui n'a pas de réalité réglementaire - relatif aux boissons sensées "mobiliser l'énergie" en stimulant le système nerveux. Taurine, caféine, guarana, ginseng, vitamines? sont les substances qui entrent le plus souvent dans la composition des boissons dites énergisantes. Il ne faut pas les confondre avec les "boissons énergétiques" qui sont des boissons de l'effort spécifiquement formulées pour fournir de l'énergie dans le cadre d'une dépense musculaire intense. Le travail de l'Afssa Saisie à plusieurs reprises depuis 2001 pour évaluer l'innocuité et l'intérêt nutritionnel de l'une de ces boissons par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'Afssa a rendu plusieurs avis. Compte tenu des niveaux de concentration des substances comme la taurine et le D-glucuronolactone contenus dans une canette de cette boisson (respectivement 5 et 500 fois les doses journalières apportées par l'alimentation), l'Agence a considéré que la sécurité d'emploi n'était pas assurée. De plus, l'intérêt nutritionnel n'a pas pu être démontré. En outre, de manière générale, l'Afssa a attiré l'attention sur un certain nombre de points nécessitant une vigilance particulière vis à vis des boissons énergisantes, notamment liés aux fortes concentrations en caféine qu'elles peuvent contenir. Ainsi, sur la base des avis de l'Agence, le ministère de la Santé a demandé que soit mis en ?uvre un suivi post consommation et une information précise à l'attention du grand public sur les effets indésirables. Ces mesures de précaution et de vigilance visent les effets indésirables et la mise en garde de certains consommateurs potentiels. En complément, l'Agence travaille actuellement au développement d'un dispositif de suivi des forts consommateurs de boissons énergisantes, s'appuyant sur des enquêtes de consommation et ce en lien avec l'Institut de veille sanitaire (InVS). Avis et précautions d'emploi Sur la base de l'avis du 30 janvier 2006, un étiquetage spécifiant "teneur élevée en caféine" et appelant à consommer ces boissons avec modération et à ne pas dépasser deux canettes par jour (soit 500 ml) est apposé sur les canettes vendues en France. Dans ses différents avis, l'Afssa a rappelé que des effets indésirables peuvent apparaître chez certains individus à partir 100 à 160 mg de caféine soit deux canettes de boisson ou 2 à 3 tasses de café : tremblements, anxiété, irritabilité, colère... En outre, une modération de la consommation de caféine chez la femme enceinte est actuellement préconisée. En conséquence, la consommation de boissons énergisantes est déconseillée aux femmes enceintes. L'avis du 9 novembre 2006 indique que les études réalisées dans les pays où ces boissons sont autorisées depuis longtemps montrent que la consommation conjointe d'alcool et de boissons énergisantes est avérée et importante. Les études réalisées sur les effets de cette association suggèrent un effet de potentialisation des effets excitants de l'alcool et une inhibition de ses effets dépressifs. Ainsi, ces produits diminueraient la perception mais pas la réalité de l'intoxication alcoolique. Dans son avis du 9 novembre 2006, l'Agence a également souligné que ces boissons combinent le plus souvent plusieurs agents susceptibles de générer des troubles neuropsychiques (caféine, taurine, ?). Il est ainsi déconseillé d'associer ces boissons à des substances ayant des effets sur le système nerveux central (drogues, alcool ou médicaments ayant une action sur le système nerveux central). Récemment, le BfR (équivalent allemand de l'Afssa) a rendu un rapport sur les boissons énergisantes. Ses conclusions sont tout à fait similaires à celles de l'Afssa. Focus sur le dossier Red Bull Entre 2001 et 2006, l'Afssa a rendu 4 avis relatifs à la boisson Red Bull. Confirmant les avis rendus par le conseil supérieur d'hygiène publique français (CSHPF 1996), ainsi que par des comités d'expertise européens (SCF-CSAH 1999, SCF-CSAH 2003, AESA 2005), l'Agence a considéré que la sécurité d'emploi de cette boisson n'était pas assurée. De plus, l'intérêt nutritionnel n'a pas pu être démontré. Considérant l'ensemble de ces éléments, la DGCCRF n'a initialement pas donné l'autorisation de commercialiser cette boisson. Toutefois, à ce jour, ni l'existence réelle, ni la portée d'un risque n'ont pu être démontrés avec certitude, conformément aux exigences de la réglementation et de la jurisprudence communautaires. Cela seul aurait pu justifier la pérennisation de la mesure d'interdiction de commercialisation dont le Red Bull faisait l'objet jusqu'ici sur le territoire français. À défaut, et compte tenu du fait que la boisson est en vente libre dans d'autres États membres de l'Union européenne, le maintien de cette interdiction aurait pu être qualifié de mesure discriminatoire. C'est pourquoi la DGCCRF a finalement autorisé la commercialisation du Red Bull sur le territoire français. Le Ministère de la Santé a demandé pour sa part que soit mis en oeuvre un suivi post consommation et une information précise à l'attention du public sur les effets indésirables. Pour en savoir plus Les avis de l'Afssa >Avis relatif à l'évaluation des risques liés à la consommation d'une boisson présentée comme «énergisante» additionnée de substances autres qu'additifs technologiques: taurine, D-glucuronolactone, inositol, vitamines B2, B3, B5, B6 et B12 (PDF - Novembre 2006) >Avis relatif à l'évaluation de l'adjonction de substances autres qu'additifs technologiques dans une boisson présentée comme «énergisante» contenant de la taurine, de la D-glucuronolactone, de l'inositol, et des vitamines : B2, B3, B5, B6 et B12 (PDF - Janvier 2006) >Avis relatif à l'évaluation de à l'emploi de taurine, D-glucuronolactone, de diverses vitamines et de caféine (à une dose supérieure à celle actuellement admise dans les boissons) dans une boisson dite «énergétique» (PDF - Mai 2003) >Avis relatif à l'évaluation de l'emploi de diverses substances nutritives et de caféine dans une boisson présentée comme «énergisante» (PDF - Mars 2001) Les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (PDF - en anglais) European Food Safety Authority - EFSA >Request of the European Commission (EC) to the European Food Safety Authority for an evaluation of the safety in use of taurine and D-glucoronolactone as constituents of the so-called "energy" drinks (PDF) >Statement on studies designed to investigate the safety in use of taurine and D-glucuronolactone in "energy" drinks by the Scientific Panel on food additives, flavourings, processing aids and materials in contact with food (AFC) (PDF - Février 2005) Le rapport du BfR (Bundesinstituts für Risikobewertung) >New Human Data on the Assessment of Energy Drinks - BfR Information No. 016/2008 (PDF - Mars 2008)


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